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Rencontres d\'acteurs
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Forum contre les discriminations |
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En 2006 et 2007, le CICFM a organisé sur les différents territoires de Saône-et-Loire des rencontres d'acteurs locaux de l'intégration, avec l'appui d'un formateur-consultant, Guy Didier. Contacts, renseignements, compte-rendu des rencontres : 03 85 48 08 44 Les rencontres dans la presse locale mercredi 21 février 2007 :Le dossier du jour : Premier forum des acteurs de l'intégration Des outils pour avancer dans la lutte contre la discrimination
| | | Parmi les intervenants du matin. Alain Testot, directeur régional de l'ANAEM, Azzedine M'rad, directeur de l'ACSE Bourgogne, Guy Didier, formateur consultant, Jean-Noël Humbert, sous-préfet de Chalon, Daniel Decerle, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire, Gilles Gonnot vice-président au Grand Chalon | | |
Le premier forum des acteurs pour l'intégration, l'insertion et l'égalité se veut pragmatique, en donnant aux acteurs de terrain des outils pour lutter contre la discrimination raciale. Le forum des acteurs pour l'intégration, l'insertion et l'égalité, qui s'est déroulé hier à Chalon, est une première en Saône-et-Loire, initiée par le Centre inter culturel franco maghrébin (CICFM) et soutenue financièrement par l'Agence de cohésion sociale et de l'égalité des chances (ACSE), ex FASILD (Fonds d'action sociale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations). Parmi la centaine de participants, des politiques étaient présents (sous-préfet de Chalon, représentants du conseil général et du Grand Chalon) ainsi que des partenaires de l'action sociale, au plan local et départemental. Ce forum axé sur l'intégration, l'insertion et l'égalité, ne s'est pas contenté pas d'être un lieu de débat (un de plus diraient certains) pour parler des discriminations et notamment de la discrimination raciale. Il s'est voulu efficace, en abordant les problèmes avec pragmatisme. Il est d'ailleurs l'aboutissement d'un travail réalisé avec les acteurs sociaux du département, à travers des rencontres au cours desquelles ils ont pu identifier les problèmes rencontrés et réfléchir aux réponses à donner. Les événements de novembre 2005 ont montré à ces acteurs à quel point ils étaient démunis face à ces situations extrêmes. D'où la volonté de mutualiser leurs expériences, de réfléchir ensemble aux outils à utiliser pour être plus efficace (formations adaptées, création d'un guide sur le droit des migrants, répertoire d'acteurs et d'actions pour la Saône-et-Loire.). Hier, ils ont pu échanger et rendre compte de leur travail, selon le territoire sur lequel ils opèrent (communauté urbaine Le Creusot-Montceau, Chalonnais et, bientôt, Mâconnais). Mais ce premier forum était aussi l'occasion de rompre avec la langue de bois, avec des intervenants qui ont fait des constats et proposé des pistes. Ce qui ressort des débats, c'est l'amalgame qui est trop souvent fait entre les immigrés primo arrivants, des étrangers pour lesquels il faut développer un accueil adapté et les « issus de l'immigration » qui sont de nationalité française depuis, parfois, plusieurs générations. « Être Français, aujourd'hui, ce n'est plus être blond aux yeux bleus ! On peut être Français et s'appeler Mohamed ! » lançait Jean-Claude Sommaire, ancien secrétaire général du Haut Conseil à l'Intégration, au cours de sa conférence. Quelque temps plus tôt, Azzedine M'rad, le directeur de l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances avait souligné : « on emploie le terme de « jeunes issus de l'immigration » parce qu'on ne sait plus comment les nommer, mais il faudra bien, un jour, les appeler parce qu'ils sont : des Français ! ». Les plus grandes difficultés viennent d'une discrimination indirecte, systémique, induite par l'habitude. Les chiffres sont éloquents : à situation égale (formation notamment) le taux de chômage des jeunes dits « issus de l'immigration » est 4 fois plus élevé que la moyenne nationale (chiffres de l'observatoire des discriminations). D'où la nécessité, soulignée par les intervenants, de se mobiliser pour l'égalité des chances, au-delà des mots. « Quand nous déciderons-nous enfin à reconnaître les jeunes des banlieues pour ce qu'ils sont : nos enfants » demande Joël Roman, auteur de « Eux et Nous » publié chez Hachette. Joël Roman, qui était le deuxième conférencier de ce forum, a posé la question de l'identité : « que veut dire être Français ? ». Pour l'auteur, dire « eux », c'est « d'abord nous créer un ciment commun étriqué et nous souder contre eux ; c'est mimer une guerre civile et surjouer nos peurs et nos fractures ». A l'issue des conférences, chacun a pu débattre. Une conclusion ressort des différents propos de cette journée : si notre regard sur l'« autre » ne change pas, des événements comme ceux de novembre 2005 se reproduiront. Les acteurs de l'intégration qui ont participé à ce premier forum en sont conscients, ils continueront à se rencontrer pour avancer. M.-Ch. Baron-Fagé (Le Journal de Saône-et-Loire)
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Forum contre les discriminations |
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En 2006 et 2007, le CICFM a organisé sur les différents territoires de Saône-et-Loire des rencontres d'acteurs locaux de l'intégration, avec l'appui d'un formateur-consultant, Guy Didier.
Contacts, renseignements, compte-rendu des rencontres : 03 85 48 08 44
Les rencontres dans la presse locale
mercredi 21 février 2007 :Le dossier du jour : Premier forum des acteurs de l'intégration
Des outils pour avancer dans la lutte contre la discrimination
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| Parmi les intervenants du matin. Alain Testot, directeur régional de l'ANAEM, Azzedine M'rad, directeur de l'ACSE Bourgogne, Guy Didier, formateur consultant, Jean-Noël Humbert, sous-préfet de Chalon, Daniel Decerle, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire, Gilles Gonnot vice-président au Grand Chalon |
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Le premier forum des acteurs pour l'intégration, l'insertion et l'égalité se veut pragmatique, en donnant aux acteurs de terrain des outils pour lutter contre la discrimination raciale. Le forum des acteurs pour l'intégration, l'insertion et l'égalité, qui s'est déroulé hier à Chalon, est une première en Saône-et-Loire, initiée par le Centre inter culturel franco maghrébin (CICFM) et soutenue financièrement par l'Agence de cohésion sociale et de l'égalité des chances (ACSE), ex FASILD (Fonds d'action sociale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations). Parmi la centaine de participants, des politiques étaient présents (sous-préfet de Chalon, représentants du conseil général et du Grand Chalon) ainsi que des partenaires de l'action sociale, au plan local et départemental. Ce forum axé sur l'intégration, l'insertion et l'égalité, ne s'est pas contenté pas d'être un lieu de débat (un de plus diraient certains) pour parler des discriminations et notamment de la discrimination raciale. Il s'est voulu efficace, en abordant les problèmes avec pragmatisme. Il est d'ailleurs l'aboutissement d'un travail réalisé avec les acteurs sociaux du département, à travers des rencontres au cours desquelles ils ont pu identifier les problèmes rencontrés et réfléchir aux réponses à donner. Les événements de novembre 2005 ont montré à ces acteurs à quel point ils étaient démunis face à ces situations extrêmes. D'où la volonté de mutualiser leurs expériences, de réfléchir ensemble aux outils à utiliser pour être plus efficace (formations adaptées, création d'un guide sur le droit des migrants, répertoire d'acteurs et d'actions pour la Saône-et-Loire.). Hier, ils ont pu échanger et rendre compte de leur travail, selon le territoire sur lequel ils opèrent (communauté urbaine Le Creusot-Montceau, Chalonnais et, bientôt, Mâconnais). Mais ce premier forum était aussi l'occasion de rompre avec la langue de bois, avec des intervenants qui ont fait des constats et proposé des pistes. Ce qui ressort des débats, c'est l'amalgame qui est trop souvent fait entre les immigrés primo arrivants, des étrangers pour lesquels il faut développer un accueil adapté et les « issus de l'immigration » qui sont de nationalité française depuis, parfois, plusieurs générations. « Être Français, aujourd'hui, ce n'est plus être blond aux yeux bleus ! On peut être Français et s'appeler Mohamed ! » lançait Jean-Claude Sommaire, ancien secrétaire général du Haut Conseil à l'Intégration, au cours de sa conférence. Quelque temps plus tôt, Azzedine M'rad, le directeur de l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances avait souligné : « on emploie le terme de « jeunes issus de l'immigration » parce qu'on ne sait plus comment les nommer, mais il faudra bien, un jour, les appeler parce qu'ils sont : des Français ! ». Les plus grandes difficultés viennent d'une discrimination indirecte, systémique, induite par l'habitude. Les chiffres sont éloquents : à situation égale (formation notamment) le taux de chômage des jeunes dits « issus de l'immigration » est 4 fois plus élevé que la moyenne nationale (chiffres de l'observatoire des discriminations). D'où la nécessité, soulignée par les intervenants, de se mobiliser pour l'égalité des chances, au-delà des mots. « Quand nous déciderons-nous enfin à reconnaître les jeunes des banlieues pour ce qu'ils sont : nos enfants » demande Joël Roman, auteur de « Eux et Nous » publié chez Hachette. Joël Roman, qui était le deuxième conférencier de ce forum, a posé la question de l'identité : « que veut dire être Français ? ». Pour l'auteur, dire « eux », c'est « d'abord nous créer un ciment commun étriqué et nous souder contre eux ; c'est mimer une guerre civile et surjouer nos peurs et nos fractures ». A l'issue des conférences, chacun a pu débattre. Une conclusion ressort des différents propos de cette journée : si notre regard sur l'« autre » ne change pas, des événements comme ceux de novembre 2005 se reproduiront. Les acteurs de l'intégration qui ont participé à ce premier forum en sont conscients, ils continueront à se rencontrer pour avancer.
M.-Ch. Baron-Fagé (Le Journal de Saône-et-Loire)
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